Vous ouvrez votre boîte mail et vous tombez sur un message qui commence par un ton très enthousiaste : votre profil a retenu toute notre attention, entretien demain, lien visioconférence ci-dessous. Vous ne vous souvenez pourtant pas avoir postulé. Sur le moment, vous hésitez : est-ce une vraie opportunité… ou une arnaque bien ficelée ?
Les entretiens d’embauche inattendus sont devenus un terrain de jeu fréquent pour des fraudeurs qui profitent de l’urgence, de la pression et parfois de la fatigue des candidats. Le piège : vous faire baisser la garde avant de vous soutirer des données personnelles, de l’argent, ou de vous pousser à installer un logiciel. Voici comment repérer et éviter les arnaques en ligne sans tomber dans l’excès inverse (refuser toutes les opportunités légitimes).
Pourquoi les arnaques à l’entretien en ligne fonctionnent si bien
Une arnaque efficace ne repose pas sur une technique sophistiquée. Elle repose sur un ressort psychologique : l’espoir (enfin un entretien), combiné à l’urgence (réponse immédiate, créneau rare), et à une mise en scène qui imite les codes RH.
En recherche d’emploi, on est souvent dans un rythme intense : candidatures, relances, tests, appels. Dans ce contexte, un message inattendu peut sembler plausible, surtout si :
- votre CV est publié sur une CVthèque
- vous êtes actif sur LinkedIn
- vous candidatez beaucoup (et vous ne vous souvenez plus de toutes les offres)
- vous visez des métiers où le recrutement est tendu
Les fraudeurs jouent aussi sur une réalité du marché : certains processus sont rapides. Donc le simple fait qu’un entretien soit proposé vite n’est pas une preuve d’arnaque. La différence se fait sur les signaux faibles et la cohérence globale.
Les signaux d’alerte : ce qui doit vous faire ralentir tout de suite
1) Vous ne retrouvez aucune trace de votre candidature
Avant toute chose, faites une vérification très simple : recherchez dans vos e-mails le nom de l’entreprise, le poste, ou le domaine (exemple : @entreprise.com). Si vous ne trouvez rien, ce n’est pas forcément suspect, mais cela impose une étape : demander des précisions.
À faire immédiatement :
- Demander la référence de l’offre et le canal de candidature (LinkedIn, site carrière, cabinet…)
- Demander le nom du manager ou de l’équipe concernée
2) Une adresse e-mail étrange ou un domaine qui imite une marque
Un classique : une adresse qui ressemble à une vraie, mais pas tout à fait (exemple : nom-entreprise-recrutement.com au lieu de entreprise.com). Autre cas : l’utilisation d’outils gratuits génériques pour un recrutement soi-disant corporate.
Bon réflexe : regardez le domaine, pas seulement le nom affiché. Et comparez avec le site officiel de l’entreprise.
3) Un entretien uniquement par chat, ou via un lien douteux
Certains processus légitimes commencent par un échange écrit, mais un entretien exclusivement par messagerie, sans appel, sans visio, sans interlocuteur clairement identifié, doit vous rendre prudent.
Idem pour les liens : si l’on vous demande de cliquer sur un lien court ou de télécharger un fichier sans contexte, stop.
4) On vous demande de payer, d’acheter ou d’avancer des frais
Règle simple : un employeur ne vous demande pas d’argent pour passer un entretien, obtenir un contrat, acheter du matériel, ou accéder à une plateforme. Si le discours tourne autour d’un paiement (même remboursable), vous êtes dans une zone à risque.
5) On insiste pour obtenir des données sensibles trop tôt
Quelques informations sont normales à un stade avancé (RIB pour le salaire, copies de pièces pour un dossier…), mais pas au stade du premier contact. Si l’on vous demande rapidement :
- copie de carte d’identité
- RIB complet
- numéro de sécurité sociale
- scan de justificatif de domicile
… exigez une procédure claire, un interlocuteur identifiable et un cadre légal (et, si besoin, refusez).
Cas pratique : trois scénarios d’entretiens inattendus (et comment réagir)
Scénario A : le recruteur pressé mais crédible
Vous recevez un message via LinkedIn d’une personne RH avec un profil cohérent, des relations, une activité. Elle propose un créneau rapide, mais vous fournit le nom du poste, l’équipe, et un lien vers le site carrière. Dans ce cas, le bon réflexe n’est pas de refuser : c’est de valider.
Check express :
- Comparer le poste au site officiel
- Vérifier que le recruteur est listé sur LinkedIn et que l’entreprise existe bien
- Demander une confirmation par e-mail professionnel si besoin
Scénario B : l’offre trop belle et trop floue
Salaire très élevé, mission vague, promesse d’embauche rapide, et aucun détail sur l’équipe. On vous propose un entretien le soir même, par messagerie, et on vous demande vos documents.
Réaction recommandée : vous stoppez et vous répondez avec une demande structurée (nom légal de l’entité, adresse, SIRET si France, descriptif du poste, manager, étapes). Une arnaque s’effondre souvent à ce moment-là.
Scénario C : l’usurpation d’identité d’une vraie entreprise
C’est le plus piégeux : la marque existe, le logo est bien utilisé, la signature mail est soignée. La faille : l’adresse e-mail ou le lien de visio n’est pas celui de l’entreprise.
Réaction recommandée : contactez l’entreprise via son site officiel (formulaire, standard) et demandez si le recruteur fait bien partie de la maison.
Votre checklist anti-arnaque avant d’accepter un entretien
Avant de cliquer sur un lien ou d’envoyer un document, passez cette checklist. Elle prend deux minutes et évite beaucoup de dégâts.
- Je sais comment ils ont eu mon CV (ou je l’ai demandé et obtenu une réponse cohérente)
- L’e-mail correspond au domaine officiel de l’entreprise
- Le poste est identifiable (intitulé, missions, rattachement)
- Le process est logique (appel de pré-qualification, visio, étapes suivantes)
- Aucune demande d’argent ni d’achat de matériel
- Aucune demande de données sensibles au premier message
Si vous avez un doute : quoi répondre (sans vous griller)
Vous pouvez rester professionnel tout en reprenant le contrôle. L’objectif : faire préciser. Un interlocuteur sérieux répondra facilement.
Exemple de réponse utile :
- Merci pour votre message. Pour préparer l’échange, pouvez-vous me partager la fiche de poste, le nom de l’équipe et le lien vers l’offre publiée ? Pouvez-vous également confirmer votre adresse e-mail professionnelle et l’étape suivante du process ?
Si on vous répond par l’agressivité, la culpabilisation ou l’urgence, c’est un signal de plus. Un vrai recruteur préfère un candidat prudent qu’un candidat imprudent.
Se protéger sans rater de vraies opportunités : la méthode la plus simple
La difficulté n’est pas de repérer une arnaque évidente. C’est de gérer l’entre-deux : des messages imparfaits mais réels, et des arnaques très bien imitées. La solution la plus robuste : standardiser votre process.
Concrètement :
- Centralisez vos candidatures (tableur, Notion, carnet) pour retrouver vite ce que vous avez envoyé
- Créez une règle : pas de documents sensibles avant un échange vocal et une validation du domaine
- Gardez un modèle de réponse pour demander les infos clés
Ce travail de cadrage, c’est exactement le type de réflexe qu’on installe en coaching. Chez King Pact, l’accompagnement aide notamment à structurer votre recherche, clarifier votre positionnement et sécuriser vos démarches, sans tomber dans la paranoïa ni dans la naïveté. Et quand un entretien arrive de façon inattendue, vous avez une grille de lecture claire pour décider vite, mais bien.
Quand l’arnaque est déjà en cours : les bons gestes
Si vous pensez avoir partagé trop d’informations ou cliqué sur un lien suspect, l’objectif est de limiter les effets :
- Changez vos mots de passe (mail en priorité) et activez la double authentification
- Prévenez votre banque si un RIB ou une carte a été transmis
- Conservez les preuves (mails, captures, liens, numéros)
- Signalez la tentative sur la plateforme concernée (LinkedIn, jobboard)
Sans entrer dans des détails juridiques ou des procédures variables selon les cas, retenez surtout ceci : agir vite réduit le risque, et documenter aide à se protéger.
Un entretien surprise peut être une chance… si vous arrivez préparé
Un recruteur qui vous contacte sans candidature n’est pas forcément un escroc. Cela peut arriver via une chasse, un vivier, une recommandation. La différence, c’est votre capacité à vérifier sans vous fermer de porte.
Et si l’entretien est légitime, vous aurez une autre priorité : être prêt à vous présenter, à cadrer votre parcours et à répondre aux questions pièges. C’est souvent là que tout se joue. Travailler en amont votre pitch et vos exemples concrets (résultats, situations, apprentissages) vous permet de passer d’un entretien subi à une discussion maîtrisée. Sur ces points, King Pact intervient fréquemment avec des sessions de préparation ciblées et des entraînements type entretien blanc, pour gagner en clarté et en impact.
Pour aller plus loin sur la préparation, vous pouvez aussi consulter : Coaching Entretien d’Embauche, Coaching Recherche d’emploi et Bilan de compétences, selon votre besoin du moment.
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