Vous repérez une offre parfaite. Intitulé aligné, missions motivantes, entreprise connue… Vous postulez. Silence radio. Vous relancez. Toujours rien. Deux semaines plus tard, l’annonce est de nouveau en ligne, parfois à l’identique. À ce stade, un doute s’installe : et si ce poste n’existait pas vraiment ?
Le phénomène des emplois fantômes (ou offres d’embauche fictives) n’est pas nouveau, mais il est devenu plus visible avec la multiplication des plateformes et la diffusion automatique des annonces. Le résultat, côté candidat, est brutal : perte de temps, découragement, et parfois une impression injuste de ne jamais être retenu. Voici comment repérer ces offres, quoi faire quand vous en suspectez une, et comment protéger votre recherche d’emploi.
Emplois fantômes : de quoi parle-t-on exactement ?
Une offre d’emploi fantôme est une annonce publiée alors que le recrutement n’est pas réellement ouvert, pas urgent, ou pas destiné à déboucher sur une embauche à court terme. Il ne s’agit pas toujours d’une arnaque. Souvent, l’annonce est réelle sur le papier, mais le poste n’est pas activé, ou l’entreprise n’est pas prête à recruter.
On peut rencontrer plusieurs cas de figure :
- Poste déjà pourvu mais l’annonce reste en ligne (inertie interne, duplication sur des jobboards, absence de mise à jour).
- Recrutement gelé (budget en attente, réorganisation, validation RH non finalisée).
- Constitution d’un vivier : l’entreprise collecte des CV pour plus tard.
- Marketing employeur : afficher une dynamique de croissance ou améliorer la visibilité.
- Test du marché : sonder la disponibilité et le niveau des candidats pour calibrer un futur poste.
Dans tous les cas, le point commun est le même : vous postulez à une annonce qui a peu de chances d’aboutir rapidement, voire pas du tout.
Pourquoi les entreprises publient (ou laissent vivre) des offres fictives ?
Sans inventer de chiffres, on peut analyser des motivations fréquentes observées dans le marché de l’emploi :
1) Le recrutement existe… mais pas maintenant
Le manager veut recruter, les RH aussi, mais l’arbitrage budgétaire n’est pas conclu. L’annonce sort, puis le process se fige. Le candidat, lui, ne voit que l’annonce active.
2) Les annonces se dupliquent automatiquement
Une offre publiée sur le site carrière peut se retrouver republiée sur plusieurs plateformes sans contrôle fin. Même si l’entreprise l’a retirée à un endroit, elle peut rester visible ailleurs.
3) La logique de vivier remplace la logique de poste
Certaines entreprises préfèrent récolter des profils en continu. Ce n’est pas forcément illégitime, mais c’est problématique lorsque l’annonce laisse penser qu’un poste est immédiatement ouvert.
4) Une image de croissance
Afficher des pages carrière pleines d’offres peut rassurer partenaires, candidats et investisseurs. Là encore, l’enjeu n’est pas de juger, mais de détecter pour adapter votre stratégie.
Les signaux qui doivent vous alerter (check-list actionnable)
Aucune preuve isolée ne suffit. En revanche, plusieurs signaux combinés augmentent la probabilité d’une offre fantôme.
Des indices dans l’annonce
- Description floue : missions génériques, peu d’outils, peu de contexte, pas d’objectifs.
- Intitulé très large : type Talent acquisition specialist ou Business developer sans précision secteur, segment, périmètre.
- Absence de localisation précise (ou localisation changeante selon les plateformes).
- Même annonce repostée en boucle toutes les 2 à 4 semaines, parfois mot pour mot.
- Aucune information sur l’équipe : à qui vous reportez, taille de l’équipe, interactions clés.
Des indices côté entreprise
- Silence systématique malgré des relances professionnelles.
- Process interminable annoncé dès le départ, ou étapes sans calendrier.
- Contradictions : statut du poste différent entre LinkedIn, site carrière et jobboard.
- Offre publiée alors que l’entreprise annonce un gel des recrutements (communiqué, presse, communications internes relayées).
Des indices dans la façon dont on vous répond
- Réponses très standardisées et non personnalisées, sans référence à votre candidature.
- Demande de documents inhabituels trop tôt (informations personnelles non nécessaires, par exemple).
- Entretien repoussé plusieurs fois sans alternative claire.
Un cas pratique (hypothétique) : quand l’annonce tourne en rond
Camille cherche un poste de chargée de communication. Elle voit une annonce publiée par une entreprise connue, postule, puis relance après 10 jours. Aucun retour. Trois semaines plus tard, l’annonce revient en haut des résultats avec la mention nouvelle offre. Elle repostule, en adaptant son CV. Nouveau silence. En parallèle, elle remarque que la page LinkedIn de l’entreprise évoque une réorganisation interne.
Dans ce scénario, plusieurs interprétations possibles : annonce dupliquée automatiquement, vivier, recrutement gelé. Le bon réflexe n’est pas d’insister indéfiniment, mais de reprendre la main : passer par le réseau, vérifier la source de l’annonce, et réallouer son temps à des candidatures plus qualifiées.
Que faire si vous suspectez une offre fantôme ?
1) Vérifiez l’origine de l’annonce
Priorisez la version publiée sur le site carrière officiel. Si l’offre n’y est pas, méfiance : ce n’est pas une preuve, mais un signal.
2) Identifiez un contact et posez une question simple
Sur LinkedIn, trouvez un RH, un manager potentiel, ou une personne de l’équipe. Envoyez un message court, factuel, orienté clarification :
- Le poste est-il bien ouvert actuellement ?
- Quelle est la timeline de recrutement ?
- À qui le rôle reporte-t-il ?
Une entreprise sérieuse peut ne pas répondre immédiatement, mais une absence totale de visibilité après plusieurs tentatives doit vous conduire à limiter l’investissement.
3) Évitez la candidature en mode automatique
Les emplois fantômes punissent particulièrement les candidatures standards. Si vous postulez quand même, faites-le de manière ciblée : CV ajusté, accroche alignée sur 2 besoins précis, et un mini paragraphe qui montre que vous avez compris le contexte.
Sur cette partie, un accompagnement comme King Pact peut aider à transformer une candidature en message utile pour un recruteur : clarifier votre valeur, rendre votre CV plus lisible, et structurer une approche directe qui évite de dépendre uniquement des jobboards.
4) Définissez une règle de temps
Pour ne pas se faire aspirer par une annonce qui ne mène nulle part, fixez-vous un cadre :
- 1 candidature
- 1 relance à J+7 ou J+10
- 1 approche réseau
- Si rien : vous archivez et vous passez à 3 autres pistes actives
Objectif : protéger votre énergie et garder du volume sur des opportunités réelles.
Comment éviter de tomber dans le piège : une stratégie de recherche plus robuste
Priorisez les signaux de recrutement actif
- Annonce récente et contexte détaillé (objectif du poste, projets, équipe).
- Présence d’un recruteur identifié ou d’un manager qui partage le poste.
- Process annoncé clairement (nombre d’entretiens, délais).
Multipliez les canaux (pas seulement les plateformes)
Ajoutez une couche réseau : anciens collègues, alumni, événements métiers, messages ciblés. Cela réduit la dépendance aux annonces potentiellement fantômes.
Pour structurer ce plan, vous pouvez vous appuyer sur des ressources utiles du blog King Pact, par exemple : Questions d’entretien d’embauche, Quels défauts dire en entretien, Se présenter en entretien ou encore Remercier un recruteur après un entretien. Même quand l’offre est réelle, ce sont souvent ces détails qui font basculer la décision.
Préparez votre réponse si l’entreprise réapparaît après des semaines
Cela arrive : une offre fantôme devient réelle, ou un besoin se réactive. Si on vous recontacte tard :
- Demandez la raison de la reprise du recrutement et la timeline.
- Validez le périmètre exact du poste (missions, équipe, priorités 90 jours).
- Positionnez vos conditions de façon claire (rémunération, télétravail, disponibilité).
Dans un coaching avec King Pact, ces moments sont travaillés en pratique : se présenter efficacement dès le début, répondre aux questions pièges, et s’entraîner via un entretien blanc pour rester solide même face à un process flou.
Repérer les emplois fantômes, c’est aussi reprendre le contrôle
Une offre fictive n’est pas seulement frustrante : elle peut fausser votre perception du marché et vous faire douter inutilement. En apprenant à lire les signaux, à vérifier la réalité du recrutement et à vous fixer des règles de temps, vous transformez une expérience décevante en compétence stratégique. Et surtout, vous gardez votre énergie pour les employeurs qui recrutent vraiment.
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